Panorama de l’activisme vert
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Cet article est issu du numéro 13 de Philosophie magazine « 13 - octobre 2007 », en kiosque le 27 septembre 2007. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Inventée par le biologiste allemand Ernst Haeckel en 1866, conceptualisée par l’écologiste britannique Arthur George Tansley, l’écologie se définissait initialement comme la science des écosystèmes (l’étude des interactions entre les êtres vivants et leur milieu). Au XXe siècle, elle devient une idéologie inspirant de nombreux courants. Ces derniers ne s’opposent pas seulement sur les moyens envisagés, mais sur les différentes conceptions de la nature qui inspirent leur action. Plusieurs tendances se distinguent selon les modes d’action envisagés – démocratique, autoritaire, violente – et les idéologies revendiquées – humanisme, environnementalisme, écocentrisme, biocentrisme.
Greenpeace (« La paix verte »)
Créée en 1971 pour lutter contre les essais nucléaires, l’ONG américaine regroupe 3 millions de membres dans 40 pays. Son but est la défense d’un « environnement global » menacé par les puissants groupes industriels (changement climatique, consommation énergétique, prolifération nucléaire, dégradation de la biodiversité, pollutions génétiques, dissémination des toxiques et des OGM...).
Idéologie : environnementalisme (défense de la nature par souci des générations futures et principe de précaution) et éthique écologique.
Référence : Almanach d’un comté des sables, d’Aldo Leopold. Le Principe responsabilité, de Hans Jonas.
Concepts : développement durable (ne pas hypothéquer les besoins futurs, intégrer les contraintes écologiques dans l’économie) et principe de précaution (arrêt d’activité avec risque réel ou potentiel sur la santé ou l’environnement, responsabilisation des entreprises dans
la détection des risques et dommages).
Action : interposition directe, spectaculaire et non violente de volontaires, lobbying, recherche.