Pierre Arditi. Mémoire cash
© Philippe WARIN
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Cet article est issu du numéro 84 de Philosophie magazine « 84 - novembre 2014 », en kiosque le 23 octobre 2014. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Il a interprété La Vérité, une pièce de Florian Zeller, et s’attaque au Mensonge du même auteur, en janvier au Théâtre Édouard-VII, à Paris : l’un de ses « meilleurs compartiments de jeu » puisqu’il a été sa « lutte ». L’acteur ne ment plus. Il enregistre l’Histoire d’une jeunesse à l’occasion des vingt ans de la disparition de son grand-oncle Elias Canetti. Le prix Nobel de littérature y revient sur son enfance ; Pierre Arditi reconnaît la sienne, se remémorant l’oncle Elias lui offrant du chocolat, un « mélange entre Tintin et le docteur Watson ».
Quel penseur vous accompagne ?
Sartre. Camus. Et aussi Aron que, jeune, j’ai pourtant vilipendé. « Je suis un Juif déjudaïsé », dit-il. Ça me va. La pensée majeure d’Élisabeth Badinter me suit, comme celle d’Alain Finkielkraut, malgré des divergences.
Le combat dont vous êtes le plus fier ?
D’être, à la fin, cet homme après lequel je cours depuis soixante-dix ans, dont la première vertu serait de ne pas mentir et se mentir. Un combat sans fin. Sans lui, aurais-je encore l’envie de vivre ?