Pollution / Eau

“Polluants éternels” : vivre dans un monde toxique

Temps de lecture : 2 min

“Polluants éternels” : vivre dans un monde toxique

Un rassemblement contre l'extension de l'usine Daikin de Pierre Benite et l'utilisation des PFAS, à Lyon, le 30 septembre 2024. © Matthieu Delaty / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article est issu du numéro 187 de Philosophie magazine « Faut-il faire des compromis pour avoir la paix ? », en kiosque le 20 février 2025. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Hyper-résistants, invisibles et toxiques, les « polluants éternels » se retrouvent partout en Europe, notamment dans l’eau que nous buvons. Comment faire face à ce nouveau risque ?

 

« PFAS » : voici l’acronyme d’un scandale sanitaire mis au jour en 2023 par un collectif de journalistes réunis au sein du Forever Pollution Project. Leur enquête connaît de nouveaux développements, alors qu’ils viennent de révéler, en janvier, comment des industriels mènent une campagne de lobbying afin d’empêcher l’interdiction de ces « polluants éternels », déversés depuis les années 1940. Certaines de ces substances per- et polyfluoroalkylées ultra-résistantes – prisées pour leurs qualités antiadhésives, antitaches… – sont classées cancérigènes, et ces toxiques se retrouvent partout, notamment dans l’eau de boisson, qu’elle soit du robinet ou de bouteille. 23 000 sites sont contaminés en Europe et plus de 21 500 sont présumés l’être, si bien que le coût de la dépollution est estimé à plus de 100 milliards d’euros par an… à « perpétuité », tant que les interdictions n’auront pas été décidées. 

Cet article est réservé aux abonnés