Divergences

Pourquoi faisons-nous le ménage ?

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Illustration (détail).

Illustration (détail). © Séverine Scaglia pour PM.

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Cet article est issu du numéro 160 de Philosophie magazine « Penser, c’est dire non ? », en kiosque le 02 juin 2022. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Nettoyer, balayer, astiquer… Qu’est-ce qui nous pousse à rendre notre intérieur toujours pimpant ? Quatre philosophes bien propres sur eux dépoussièrent la question.

 

Par respect / Homère (VIIIe s. av. J.-C. ?)

Récurer, brosser, décrasser… une nécessité ? Oui, répond l’auteur légendaire de l’Iliade et de l’Odyssée pour qui « il n’y a point d’autres souillures que la saleté ». La propreté du logis marque notre respect vis-à-vis de nos hôtes – à commencer par les dieux ! – et de nous-mêmes. « Une tache matérielle, de sang, de boue, de crasse, de sueur […], entame sa personne sociale et morale », relève Homère. Faire le ménage est donc une règle de bienséance mais aussi une disposition morale. L’acte est purificateur : il élimine la « déraison » et permet l’élévation de la vertu. Une maison rangée participe à l’ordre du monde. À vos plumeaux pour un grand nettoyage cosmique !

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