Pourquoi jouons-nous aux jeux vidéo ?
© Séverine Scaglia
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Cet article est issu du numéro 119 de Philosophie magazine « Le culte de la perfection. Jusqu’où s’améliorer ? », en kiosque le 26 avril 2018. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Défouloirs addictifs ou plongées dans d’autres mondes virtuels, les jeux vidéo sont en tout cas la première industrie culturelle au monde. Les philosophes se saisissent de leurs manettes et rivalisent d’adresse pour en connaître la raison.
Parce que nous préférons l’illusion à la vérité
Platon (Ve-IVe siècle av. J.-C.)
Si Platon revenait hanter nos cités, il serait frappé de voir tant d’individus scotchés devant leur écran, dans des pièces sombres, happés par des aventures fantastiques et se croyant réellement en train d’évoluer dans un monde imaginaire avec un fusil d’assaut ou des superpouvoirs. Cela lui rappellerait l’allégorie qu’il fait dans la République et qui compare notre condition humaine, bien éloignée de la contemplation de l’essence vraie des choses, avec une caverne où nous sommes en train de contempler les ombres d’objets derrière nous. L’illusion est tellement plus rassurante que la vérité des choses !