Technologie
Pourquoi nous n’avons pas envie de plonger dans le “métavers”
© Igor Omilaev/Unsplash
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Plans de licenciements, baisse du cours de l’action, quête de nouvelles sources de revenus… Le projet de « métavers » porté par l’entreprise Meta (ex-Facebook) a du plomb dans l’aile. Comment expliquer le désintérêt du public pour cette promesse de vie virtuelle ? Peut-être parce que notre corps n’y participe pas.
Depuis l’annonce en grande pompe de son projet de développer le métavers, le 28 octobre 2021, le groupe Meta a connu quelques remous. Il y a d’abord eu les plans de licenciement massif de plus de 20 000 personnes ainsi que la chute historique de l’action du groupe, en novembre 2022, à 88 dollars (même si elle a entretemps largement remonté). Il y a aussi eu la conférence prononcée par Mark Zuckerberg à l’occasion de l’événement annuel « Metaconnect », le 27 septembre dernier, au cours de laquelle le PDG, préférant parler de ses ambitions de créer de nouvelles intelligences artificielles génératives, n’a quasiment pas prononcé le mot de métavers. C’est pourtant un projet dans lequel plus de 10 milliards de dollars ont pourtant déjà été investis. Meta serait-il en train de tourner discrètement la page ?
Selon un baromètre de l’agence d’études Iligo, 62% des Français ne voient pas l’intérêt du métavers, c’est-à-dire la possibilité, selon les mots de Zuckerberg, d’« un internet incarné où vous êtes dans l’expérience, pas juste en train de la regarder ». Un manque d’enthousiasme manifeste que nous ne sommes pas les seuls à partager quand on sait que le nombre d’utilisateurs mensuels d’HorizonWorlds, l’univers virtuel dans lequel Meta a le plus investi, n’est que de 200 000 personnes contre 500 000 escomptées. Comment l’expliquer ?