Édito

Quand l’animal fait sauter la banque

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Quand l’animal fait sauter la banque

© Micaël pour PM

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Cet article est issu du numéro 25 de Philosophie magazine « 25 - hiver 2008 », en kiosque le 04 décembre 2008. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Depuis quelque temps, la chasse est ouverte : on recherche les responsables de la crise économique et financière.

Or pour avancer dans cette enquête, il est remarquable qu’un indice clé se trouve dans le Discours de la méthode, de Descartes (1637). Ce dernier y avance une hypothèse sur la nature humaine qui, au premier abord, paraît farfelue : il suppose qu’il y a de très petites particules qui circulent à l’intérieur de notre corps, qu’il appelle les « esprits animaux ». Ces éléments, « qui sont comme un vent très subtil, ou plutôt comme une flamme très pure et très vive », montent avec le sang depuis le cœur vers le cerveau, où ils viennent frapper la glande pinéale, puis ils se rendent du cerveau « par les nerfs dans les muscles et donnent le mouvement à tous les membres ». Les esprits animaux influent tout à la fois sur nos pensées et nos actions.

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