Qui plante le décor ?

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Qui plante le décor ?

© Charles Berberian

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Cet article est issu du numéro 106 de Philosophie magazine « De quoi la gauche est-elle malade ? », en kiosque le 19 janvier 2017. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Je me suis souvent demandé, un peu naïvement peut-être, pourquoi nombre de critiques et lecteurs de gauche étaient tellement amoureux des écrivains de droite. Pour la plupart, ils admirent le mordant et le style d’un Michel Houellebecq, d’un Philippe Muray ou d’un Emil Cioran, pour citer des auteurs de langue française, mais aussi l’Autrichien Peter Handke, le Britannique Martin Amis ou l’Américain James Ellroy.

Les idées politiques qu’ils combattent, ils n’aiment rien tant que les lire.

Cette prédilection pour une expression artistique résolument antimoderne s’étend d’ailleurs aux autres arts : les cinéastes Éric Rohmer ou Clint Eastwood ont, par exemple, régulièrement fait la une de Télérama, bien qu’ils soient ouvertement traditionaliste pour le premier et républicain pour le second.

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