Disparition

"Retourner à la terre fut un moyen de prendre le maquis" : quand Pierre Rabhi dialoguait avec Michel Onfray

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"Retourner à la terre fut un moyen de prendre le maquis" : quand Pierre Rabhi dialoguait avec Michel Onfray

© Diana Bagnoli pour PM

Agriculteur, écrivain, figure de l’écologie et penseur de la « sobriété heureuse », Pierre Rabhi est mort samedi, à l’âge de 83 ans. Né en Algérie, cet ancien ouvrier spécialisé avait fui la vie industrielle pour devenir paysan, dans les années 1960. Tour à tour ouvrier agricole, ramasseur de truffes, ferronnier, mais aussi maçon ou menuisier, il fut l’un des premiers à défendre une agriculture écologique, excluant pesticides et engrais chimiques. La voix de Pierre Rabhi avait progressivement porté au-delà des milieux militants, grâce à des livres tels que Vers la sobriété heureuse (Actes Sud, 2013) ou La part du colibri (De l’aube, 2018) : il y louait la décroissance avec une forme de poésie, voire de mysticisme, qui a pu lui valoir quelques critiques –  certains lui reprochant parfois un discours de « gourou ».

En 2013, nous avions proposé une rencontre entre Pierre Rabhi et Michel Onfray. Les deux hommes avaient échangé avec générosité sur leur conception du bonheur, se découvrant plus de points communs que de désaccords : la figure tutélaire d’un père exemplaire, un rejet du productivisme contemporain et la recherche commune dans la beauté du cosmos d’un rapport apaisé avec l’existence. Nous vous proposons de redécouvrir ce dialogue ci-dessous.

Pierre Rabhi et Michel Onfray : l'ascète et l'hédoniste