Le sens du détail

“Robocop” en Thaïlande

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“Robocop” en Thaïlande

Des policiers thaïlandais équipent leur collègue du détail Robocop en ThaïlandeLe sens robotique avant une fête populaire, à Nakhon Pathom, au mois d’avril.©Rungroj Yongrit/EPA/Maxppp

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Cet article est issu du numéro 190 de Philosophie magazine « Comment se changer les idées ? », en kiosque le 28 mai 2025. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Alors que s’ouvre le 13 avril la fête de Songkran, dans la province de Nakhon Pathom, en Thaïlande, les policiers chargés d’assurer la sécurité de l’événement prennent la pose. Tout semble normal à première vue. Cependant, à regarder de plus près les photos, un individu n’a pas l’air tout à fait humain, malgré son uniforme réglementaire. Et pour cause : c’est un robot, baptisé Pol Col Nakhonpathom Plod Phai – en français « colonel de police pour la sécurité de Nakhon Pathom ». Doté de caméras à 360 degrés et d’une intelligence artificielle pour traiter les informations captées lors de ses déambulations, l’androïde est également capable de croiser les images des caméras locales de vidéosurveillance et de drones en patrouille. L’objectif : repérer tout comportement suspect et objet dangereux. Cet observateur mobile collecte des données, puis les analyse. Son travail de surveillance aiguille celui des policiers humains. Ce n’est pas le seul projet de ce type dans le monde. En Chine, le robot AnBot assure déjà la sécurité de certains aéroports et peut intervenir à l’aide d’un taser commandé à distance. De son côté, Dubaï entend compter un quart de robots dans ses effectifs policiers d’ici à 2030.  

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