Rousseau et Hegel. Promenades alpines

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Cet article est issu du numéro 3 de Philosophie magazine « 3 - août/sept. 2006 », en kiosque le 27 juillet 2006. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

À la suite de Jean-Jacques Rousseau, le philosophe Georg Wilhelm Friedrich Hegel et le peintre William Turner partent à la découverte des Alpes. Une nouvelle idée de la nature prend forme.

Passeport

Nom : Rousseau

Prénom : Jean-Jacques

Né le 28 juin 1712 à Genève (Suisse) ; décédé le 2 juillet 1778 à Ermenonville (France)

Œuvres principales : Du contrat social, Émile ou De l’éducation, Confessions, Rêveries du promeneur solitaire

Signes particuliers : paranoïaque, s’invente et se crée beaucoup d’ennemis

Raison de partir : fuir les persécutions après la publication de l’Émile et trouver la paix dans la nature

 

 

 

Passeport

Nom : Hegel

Prénoms : Georg Wilhlem Friedrich

Né le 27 août 1770 à Stuttgart ; décédé le 14 novembre 1831 à Berlin (Allemagne)

Œuvres principales : La Phénoménologie de l’esprit, La Raison dans l’histoire

Signes particuliers : bouleversé par le passage de Napoléon à Iéna, proclame la fin de l’histoire

Raison de partir : succomber à la nouvelle mode de la montagne

 

La Nouvelle Héloïse paraît en 1761. Dès la fin des années 1760, des pèlerinages sentimentaux dans la patrie de Julie s’organisent. Après avoir contemplé Meillerie et Clarens, on se dirige généralement vers les Alpes bernoises. Une nouvelle forme de promenade a pris naissance : la randonnée en montagne.

En juillet 1796, Hegel, alors âgé de 25 ans, précepteur à Berne depuis trois ans, éprouve lui aussi ce nouvel attrait pour les paysages alpestres. En sept jours, avec trois amis et un guide, il traverse l’Oberland bernois : d’Interlaken à Meiringen en passant par Lauterbrunnen et Grindelwald, puis de Meiringen à Altdorf en passant par le col de Grimsel, le col de la Furka et Andermatt.

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