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Stéphane Hessel. « Il n’a jamais renoncé à s’engager »

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Cet article est issu du numéro 55 de Philosophie magazine « 55 - hiver 2011 », en kiosque le 24 novembre 2011. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

« J’ai découvert la pensée de Sartre jeune homme avec ses premières œuvres littéraires, Le Mur et La Nausée, qui m’ont fortement marqué. Grâce à Jacques Havet, un de mes camarades de khâgne qui était proche de lui, j’ai eu la chance de le rencontrer une première fois en 1937. J’avais alors 19 ans, et j’étais très impressionné de me retrouver dans la même pièce que lui. Il était assez intimidant, non pas par sa beauté certes, mais par sa présence physique si particulière. Je l’ai revu dix ans plus tard lorsque accompagné de Simone de Beauvoir, il est venu à New York, où je travaillais alors pour l’ONU, tout juste créée. J’ai le souvenir d’un homme d’une extraordinaire gentillesse et courtoisie. Il n’affichait aucune supériorité et semblait réellement s’intéresser à un malappris comme moi, qui n’avait pas grand-chose à dire…

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