La personnalité
Thomas Insel. La portable thérapie
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Cet article est issu du numéro 115 de Philosophie magazine « Pourquoi est-il si difficile de changer ? », en kiosque le 30 novembre 2017. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
« La maladie mentale n’est pas pour moi ce qu’elle était pour Michel Foucault, une construction de la raison. C’est un dysfonctionnement du cerveau dont on est en passe de trouver une solution technologique. » Tom Insel n’est pas un charlatan. C’est une star de la psychiatrie américaine. Étudiant prodige, entré à l’université à 15 ans, il a d’abord fait de la philosophie. Après avoir dirigé pendant treize ans le National Institute for Mental Health (NIMH) – l’agence américaine de la santé mentale –, où il a distribué des millions de dollars de fonds publics à la recherche, « sans résultats vraiment probants », et a convaincu le président Obama de lancer la Brain Initiative, un projet de cartographie du cerveau disposant d’un budget annuel de 100 millions de dollars, il a basculé « du côté obscur ». Chez Verily d’abord, la branche « technologie de la santé » de Google, puis au sein d’une start-up, Mindstrong, qui met au point des outils de détection et de prévention de la maladie mentale.