Trois régimes d'oppression

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Cet article est issu du Hors-série n°66 de Philosophie magazine « Hannah Arendt. Comprendre, résister, espérer », en kiosque le 24 juillet 2025. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Le totalitarisme « diffère par essence des autres formes d’oppression politique que nous connaissons, comme le despotisme, la tyrannie et la dictature (1) ». Ceux-ci prétendaient capter le pouvoir ; le mouvement totalitaire, lui, s’empare de toutes les sphères de l’existence – la politique, la famille, le travail, la culture... – pour accomplir les « lois de l’Histoire ». Rendre la société adéquate à l’idéologie, tel est le programme des systèmes totalitaires.

Régime autoritaire

(despotisme, monarchie absolue, oligarchie)

Structure de la société : pyramidale et inégalitaire 

Au sommet de la société, un homme (chef, roi...) ou un petit nombre de privilégiés exerce le pouvoir au nom d’une autorité personnelle.

Source de légitimité : la loi, divine ou naturelle, tombe d’en haut 

Elle transcende la société tout en servant de fondement à la hiérarchie à tous les échelons : père de famille, prêtre, roi...

Mode de gouvernement : autoritaire et personnel 

« La caractéristique essentielle [de l’autorité] est que ceux dont l’obéissance est requise la reconnaissent inconditionnellement ; il n’est en ce cas nul besoin de contrainte ou de persuasion. » (2) 

Exemples : Sénat romain, Église catholique, roi de France au Moyen Âge.

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