Société
Violence entre collégiens : le kaléidoscope mortifère de la réputation
Hommage devant l’entrée du collège Les Sablons à Viry-Châtillon (91), suite au décès de l’adolescent Shamseddine après qu’il a été battu à mort à l’extérieur du collège, le 4 avril 2024. © Emmanuel Dunand/AFP
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La semaine dernière, le 2, 3 et 4 avril, trois collégiens ont été roués de coups par leurs camarades. L’un d’eux, Shamseddine, en est mort. La transformation de la notion de réputation, telle qu’elle est observée par la philosophe Gloria Origgi, donne à comprendre les rouages de ce tragique enchaînement de violences juvéniles.
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La semaine dernière, à la sortie du collège, entre 16h et 16h30, et pendant trois jours d’affilée, des adolescents de trois différentes villes de France – Montpellier (34), Tours (37) et Viry-Châtillon (91) – ont été roués de coups par des camarades.
Voici les faits :
- Le mardi 2 avril, vers 16h, Samara, une collégienne, a été frappée par trois autres mineurs, à côté de son collège, à Montpellier. Elle s’est réveillée le 4 avril après deux jours de coma.
- Le mercredi 3 avril, à 16h30, une jeune fille de 15 ans s’est fait passer à tabac par cinq camarades, également mineurs, derrière une école, à Tours. La scène a été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux par les assaillants. Frappée au visage et sur le corps à coups de poing et de pied, elle a eu le nez cassé et un traumatisme crânio-facial.
- Le jeudi 4 avril, à la même heure, Shamseddine, lui aussi âgé de 15 ans, est mort des suites d’un déferlement de violence perpétré par quatre autres collégiens, qui a également eu lieu à côté de son collège, à Viry-Châtillon (91).
En plus d’avoir tous eu lieu à la suite, à la même heure, et à proximité d’un établissement scolaire, ces trois événements ont pour point commun le caractère extrême de la violence exercée, et la jeunesse des parties prenantes.