Hors-série "Marcher avec les philosophes"

Voyageurs et explorateurs

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Cet article est issu du Hors-série n°N°34 de Philosophie magazine « Marcher avec les philosophes », en kiosque le 21 juin 2017. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Marcher entraîne aussi à la découverte du monde. Dans les montagnes californiennes, dans les cités interdites d’Asie ou au cœur du Sahara, écrivains, poètes et aventuriers puisent leur inspiration dans la nature environnante.

 

Sven Hedin (1865-1952)

Périple célèbre : l’Asie centrale


Poussé par « la fantasmagorie de la découverte », le géographe suédois effectua six voyages en Asie centrale entre 1885 et 1930, dont une expédition dans le désert de Gobi en 1927. Ses récits sont accompagnés des premières cartes détaillées du Pamir, du Tibet et des anciennes routes de la Soie. Dans Trois ans de lutte dans les déserts d’Asie, 1894-1897, il raconte son aventure dans le désert de Taklamakan, durant laquelle il manque de périr : « Soudain j’arrive à la lisière de la forêt et découvre devant moi une plaine de sable et d’argile unie comme un parquet, évidemment le lit du Khotan-Daria. En vain je cherche une flaque d’eau ; partout le sol est aussi sec que le sable du désert. Lutter pendant cinq jours pour venir mourir de soif dans le lit d’un fleuve, non, en vérité, ce n’est pas possible ! » 

 

John Muir (1838-1914)

Périple célèbre : dans la Sierra Nevada


« Fais quelque chose pour la nature [wildness] et rends les montagnes heureuses », c’est ainsi que son fondateur John Muir caractérisait le projet du Sierra Club, première ONG consacrée à la protection de la nature, devenue aujourd’hui un acteur essentiel de la politique américaine en matière d’écologie. Lors de sa traversée à pied de l’Amérique, Muir vit un moment épiphanique face aux montagnes de la Sierra : « la Sierra ne devrait pas porter le nom de Nevada ou Crête enneigée, mais Crête de lumière… La plus divinement belle d’entre toutes les chaînes de montagnes qu’il m’ait été donné de voir » (Un été dans la Sierra). Disciple de Thoreau et d’Emerson, Muir est le champion d’une Nature où l’homme est cantonné au rôle de visiteur de passage. 

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