Exposition

Walker Evans : la passion du réel

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Cet article est issu du numéro 110 de Philosophie magazine « Quelle part d’enfance gardons-nous ? », en kiosque le 01 juin 2017. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Walker Evans n’a cessé de photographier l’Amérique et les Américains, en artiste jouant des codes du documentaire. Une vaste exposition organisée au Centre Pompidou (Paris) rend hommage à son style “vernaculaire”.

Ouvriers, métayers, vagabonds, mendiants… les gens qu’il photographie, dit-il, « parlent avec leurs yeux ». Comme Allie Mae Burroughs (photo), dont le portrait compte parmi les clichés les plus célèbres de Walker Evans (1903-1975). Ses deux yeux clairs fixant l’objectif et sa bouche figée sont passés à la postérité, après que le photographe a coécrit en 1941 avec l’écrivain James Agee Louons maintenant les grands hommes, dans lequel elle paraît. En artiste jouant des codes du documentaire et du journalisme, il décrit dans ce chef-d’œuvre de la littérature américaine les conditions de vie des familles de métayers dans le sud-est des États-Unis, après la Grande Dépression.

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