« J’ai préféré me passer d’exemples, que je maîtrisais mal »
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— Aurélien Demey, 19 ans, terminale S, en BTS audiovisuel à Reims
«Lors de l’épreuve, je n’ai pas cherché à faire des étincelles. J’ai appliqué scrupuleusement une méthode simple : définir les termes du sujet avec précision, rallier toutes les connaissances que j’avais du sujet choisi sur une feuille, les trier ensuite. J’ai regroupé ce tas de connaissances dans deux ou trois “cases”, constituées autour d’une idée commune, définissant chacune une partie du devoir. Au cours de la rédaction, j’ai préféré me passer d’exemples, que je maîtrisais mal. On m’avait par ailleurs dit qu’ils n’étaient pas nécessaires et importaient finalement assez peu. J’appréciais beaucoup la philosophie au cours de l’année, et j’étais attentif à ce qu’elle pouvait m’apporter au-delà de son aspect le plus académique. Elle a parfois mené ma réflexion un pas plus loin par rapport à ce que je savais ou pensais. C’est le chemin que j’ai essayé de suivre modestement lors de l’épreuve : avancer simplement la réflexion d’un pas à l’issue de la dissertation, lors de la conclusion. En réalité, je suis resté scolaire. On ne peut pas dire que j’ai révolutionné le sujet mais la rigueur a été fructueuse puisque j’ai eu 15/20. Aujourd’hui, je suis en BTS audiovisuel, ce qui n’a plus grand rapport avec la philo… sinon dans l’esprit d’analyse, notamment face à l’image, qu’on nous demande d’adopter. Il s’agit là aussi d’être critique.»