Le climat familial : Une poétique de la famille

Une recension de Marion Rousset, publié le

« Climat orageux des colères enfantines et climat printanier de l’enfant qui naît comme la promesse de nouveaux jours ; climat électrique, tension des conflits conjugaux et lune de miel ; climat glacial des réunions de famille »… Entre l’imaginaire dynamique de la route et l’ordre statique des racines, la famille vit tour à tour sous un climat chaleureux et glacial. « Dans la famille, les mêmes y sont en même temps des autres, ni exclusivement des mêmes, ni uniquement des autres. » L’être-ensemble familial, explique Jean-Philippe Pierron, est une aventure qui permet le déchiffrement de sa propre identité, la reconnaissance du même et de l’autre en soi. Si cette romance familiale est faite de solidarité, il arrive également que, défaite, elle fasse l’expérience de la discontinuité et se transforme en « roman noir ». L’auteur en appelle à cette responsabilité, définie par Levinas, qui « devance toutes les justifications ». Cette météorologique de la famille est aussi une éthique de la tendresse.

Sur le même sujet
Article
9 min
Clara Degiovanni

La vie avec nos proches pourrait être un havre de paix… elle est souvent un nid d’embrouilles. Philosophes et psychiatres expliquent comment…

Enquête : pourquoi nos relations familiales sont-elles souvent si compliquées ?





Le fil
1 min
La Rédaction

Peut-il vraiment y avoir une guerre froide à l’heure du réchauffement climatique ? Telle est la question inquiétante sur laquelle deux essais de cet…

Climat de guerre ou guerres dues au climat ?

Article
2 min
Cédric Enjalbert

« Je ne suis pas sûr que le spectacle aura lieu », prévient Alexandre Romanès. Car avec lui, sur la piste comme dans sa vie, tout repose sur le hasard. Directeur de cirque, poète et tsigane, ce rêveur dresse son chapiteau…


Article
2 min
Annie Le Brun

Lorsque nous avons proposé à quatre penseurs de nous parler de la personne la plus intelligente qu’ils ont rencontrée, nous nous attendions à des surprises. Mais pas à ce qu’Étienne Klein choisisse d’évoquer Heinz Wismann, sans savoir…