Mon bon génie. X ou le jeu poétique

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Cet article est issu du numéro 82 de Philosophie magazine « 82 - septembre 2014 », en kiosque le 21 août 2014. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Lorsque nous avons proposé à quatre penseurs de nous parler de la personne la plus intelligente qu’ils ont rencontrée, nous nous attendions à des surprises. Mais pas à ce qu’Étienne Klein choisisse d’évoquer Heinz Wismann, sans savoir que nous l’avions également interrogé !

Par Annie Le Brun, philosophe, poète et critique

Pour ce qui est de la bêtise, ce n’est pas difficile, il y a une évidence de pesanteur qui ne trompe pas, un alourdissement de l’atmosphère qui provoque toujours en moi une impulsion de « sauve-qui-peut ». Mais l’intelligence comment savoir, quand il n’est personne qui ne se croit intelligent et que, par ailleurs, personne ne saurait en donner une définition ? Comment supposer alors qu’on puisse en établir une mesure, pire, une hiérarchie ? Je suis même sûre que je ne m’y référerais pas pour évoquer certains esprits reconnus pour considérables, par exemple Cioran, André Breton ou Guy Debord, que j’ai été amenée à rencontrer et même à fréquenter.

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