Abdennour Bidar. « L’islam, une miséricorde infinie »

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Cet article est issu du numéro 22 de Philosophie magazine « 22 - septembre 2008 », en kiosque le 22 août 2008. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

« Je crois en un Dieu nommé Allâh et en Mohammed comme son Prophète. Profession de foi générale de l’islam, dont la tradition veut que la prononciation sincère suffit à faire d’un homme un musulman à part entière. Quelle est sa signification pour moi ? C’est le vieux souci de Kierkegaard : “trouver une vérité qui en soit une pour moi, trouver l’idée pour laquelle je veux vivre et mourir”. C’est aussi mon devoir de philosophe : oser penser, particulièrement ce qui paraît déborder le domaine de la raison. Ma foi n’est pas une croyance irréfléchie qui ne reposerait que sur des convictions reçues ou des besoins nés de l’inconscient. Elle est forgée d’intuition mystérieuse et de réflexions patientes, de noêsis (pensée intuitive qui, selon Platon, contemple directement l’intelligible) et de dianoïa (pensée qui procède par raisonnement).

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