Un classique éclaire le présent

Affaire libyenne : entre Sarkozy et Guéant, une relation machiavélienne ?

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Affaire libyenne : entre Sarkozy et Guéant, une relation machiavélienne ?

Nicolas Sarkozy (au centre) et le secrétaire général de l’Élysée Claude Guéant, le 21 mai 2008. © Chesnot/Sipa

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Depuis l’ouverture du procès en appel de Nicolas Sarkozy, le torchon brûle avec son ex-conseiller Claude Guéant, lui aussi mis en cause dans cette affaire. Dans Le Prince, Machiavel mettait pourtant en garde contre les risques de trahison au sein des élites politiques. Analyse. 


 

Les audiences du procès en appel de Nicolas Sarkozy, condamné en septembre 2025 pour « association de malfaiteurs », arrivent à leur terme dans un climat délétère pour la défense. Depuis des années, Claude Guéant, plus proche collaborateur de Nicolas Sarkozy, également condamné en première instance, faisait corps avec l’ex-président de la République, contestant les accusations de financement obscur de la campagne présidentielle de 2007. Mais après un échange de déclarations interposées, les liens qui unissaient les deux hommes se sont significativement détériorés.

Des alliances qui se brisent

Pour se défendre en appel, Nicolas Sarkozy a en effet infléchi sa stratégie. Il a évoqué la possibilité d’une démarche d’enrichissement personnel de Claude Guéant, qui aurait commis la première trahison. Au premier jour de son interrogatoire, le prévenu a en effet jugé que son ex-bras droit ainsi que Brice Hortefeux avaient été « coupables d’imprudence » en rencontrant Abdallah Senoussi à Tripoli fin 2005, évoquant une « erreur », puis une « faute ». Il s’est ainsi désolidarisé nettement d’eux – pour ne pas dire qu’il les a trahis.

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