Questionnaire de Socrate
Agnès b. : au point levé
Agnès b. © Patrick Swirc
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Cet article est issu du numéro 167 de Philosophie magazine « Est-ce qu’on travaille trop ? », en kiosque le 16 février 2023. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
« Vos questions me donnent à réfléchir, mais l’équipe va m’attendre pour travailler ! » À quelques jours de la présentation d’une nouvelle collection, Agnès b. nous reçoit dans ses bureaux parisiens, rue Dieu, où un grand point d’interrogation renversé, dit d’« ironie », nous cueille à l’entrée. Troublé, de son vrai nom, la styliste connue pour ses actions écologiques et solidaires – dont elle témoigne dans un livre d’entretiens Je chemine avec Agnès b. (Seuil, 2019) – a aussi réuni une collection d’art, qu’elle expose à La Fab. Le lieu présente jusqu’au 30 avril Bachelard contemporain, un accrochage évoquant l’un de ses thèmes philosophiques : l’« imagination matérielle ».
Quel est le penseur qui vous accompagne ?
La poétesse américaine Emily Dickinson, qui écrit : « Par la soif, on apprend l’eau. »
L’inspiration, c’est…
Les idées, il faut les attraper au vol, comme les papillons.
Dans votre vie, y a-t-il eu une rencontre déterminante ?
Il y a en a eu beaucoup, de Robert de Niro à Alain Bashung, de Quentin Tarantino à Gilles Deleuze ! J’aime le travail créatif des philosophes. Je pense aussi à l’écrivain et cinéaste Jonas Mekas, un homme traversé par l’émotion.