Ai Weiwei : l’art-ivisme et la dissidence numérique

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Ai Weiwei : l’art-ivisme et la dissidence numérique
L’artiste Ai Weiwei, célèbre pour ses bras de fer répétés avec le gouvernement chinois – il a été soumis au printemps 2011 à 81 jours de détention secrète – reprend son rôle de contestataire, en dépit des menaces qui portent sur lui. Il poursuit sa pratique de « l’art-ivisime »

Après avoir été le sujet du documentaire primé au festival de Sundance: Ai Weiwei never sorry, l’an passé, il a présenté à la Biennale de Venise, en mai dernier, six « dioramas ». Ces énormes caissons contiennent une reconstitution en volume des scènes de détention qu’il a subies, observables par une mince ouverture percée dans une paroi de fonte.

À l’occasion du second anniversaire de sa libération, intervenue le 22 juin 2011, Ai Weiwei sort également un album de chansons rock intitulé Divine Comedy. Deux morceaux font l’objet de clip, dont Dumbass, qui met en scène ses interrogatoires, levant le secret qui entourait les conditions de sa détention.
 


 

« Les sociétés de contrôle sont en train de remplacer les sociétés disciplinaires », écrivait Gilles Deleuze en 1990. Il entendait ainsi montrer qu’au modèle de domination fondé sur le contrôle des comportements par une discipline sociale et des institutions, s’est substitué un modèle qui prétend non plus normaliser les comportements mais contrôler des libertés.

Ce modèle, Ai Weiwei l’a détourné artistiquement, contre ses instigateurs. Multipliant les témoignages par tous les biais, documentant les dérives de cette société de contrôle et les diffusant sur Internet, il a ouvert la voie à une « dissidence numérique », retournant les caméra de cette société contre elle-même, faisant du surveillant un surveillé sur la scène mondiale. 

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Confucianisme