Alex Vizorek. L’humour est son métier
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Cet article est issu du numéro 93 de Philosophie magazine « Être ou avoir ? », en kiosque le 24 septembre 2015. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Avant de sévir en tant que comique au théâtre et à la radio, c’est à Solvay (prestigieuse école de commerce belge) et à l’Université libre de Bruxelles (section journalisme) qu’Alex Vizorek a fait de sérieuses études. Un sale gosse à tête de premier de la classe, voilà pour la forme. Pour le fond, il y a une émission quotidienne sur France Inter, Si tu écoutes, j’annule tout, et un spectacle – Alex Vizorek est une œuvre d’art – où il fait se croiser Bergson et Ravel tout en prodiguant des conseils de drague. À découvrir tous les dimanche et lundi au Studio des Champs-Élysées, à Paris.
Quel est votre démon ?
La passion.
Un Dieu, un maître ?
Dieu, je n’aime pas le mot. Et vénérer un maître, c’est risquer de n’être qu’un mauvais deuxième. Je préfère l’idée de « boule d’influences » : Desproges, Delon (jeune !), Barbara.
Les sophistes qui vous exaspèrent le plus ?
C’est plutôt la tradition de l’intellectuel médiatique français. En Belgique, nous envions cette culture du débat. Mais à force de se demander si le verre est à moitié vide ou à moitié plein, personne ne le boit. Pendant ce temps, un autre, mettons Éric Zemmour, rafle le verre. Résultat : bec dans l’eau et scores du Front national à la hausse.