Alice Winocour. Des étoiles dans les yeux

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Cet article est issu du numéro 135 de Philosophie magazine « Peut-on se mettre à la place des autres ? », en kiosque le 28 novembre 2019. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Cette réalisatrice vient de signer Proxima (en salles le 27 novembre), un long métrage impressionnant de maîtrise. Elle a eu accès aux locaux de l’Agence spatiale européenne à Cologne mais aussi à la Cité des étoiles en Russie et au Cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan pour filmer l’entraînement de Sarah (incarnée par Eva Green), une spationaute qui quitte la Terre pour un an en y laissant sa fille de 8 ans, alors qu’elle est séparée du père. Avec Thomas Pesquet en guest star, ce film montre les coulisses de la conquête spatiale, loin de L’Étoffe des héros, mais au plus près des battements de cœur.

Le ciel étoilé, ça vous évoque quoi ?

J’ai passé des heures à le regarder dans mon enfance. C’est une surface de projection, le noir absolu, sur lequel on peut fantasmer toutes nos questions terrestres.

Quelle est votre définition de l’héroïsme ?

J’essaie de porter un regard féminin sur l’héroïsme. Dans mon film, je montre une héroïne qui a un enfant et qui va cependant au bout de son destin.

Quel est le meilleur conseil que l’on vous a donné ?

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