Anouk Grinberg, l’intense

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Cet article est issu du numéro 57 de Philosophie magazine « 57 - mars 2012 », en kiosque le 23 février 2012. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Qu’elle joue, lise ou peigne, la comédienne sait le tragique de l’existence et l’appétit de la vie. Depuis le 28 janvier, tous les week-ends au Vingtième Théâtre, à Paris, jusqu’à la fin juin, elle raconte l’histoire de Haïm Lipsky, violoniste prodige, raflé à 19 ans dans le ghetto de Lodz, puis déporté à Auschwitz. Dans Haïm, à la lumière d’un violon, spectacle musical et théâtral écrit et mis en scène par Gérald Garutti, « il faut que le texte se taise » pour laisser la musique reine. Écouter et voir, pour cette professionnelle du verbe, sont aussi indispensables que les mots pour parler. Le dessin est son autre mouvement. La Galerie Gilles Naudin (GNG), à Paris, expose ses pastels jusqu’au 31 mars.

Quel est votre démon ?

Le doute.

Quel penseur vous accompagne ?

Henri Michaux. Il va dans les ourlets de la pensée, plus loin que la pensée.

Le sophiste qui vous exaspère le plus ?

C’est une mode : la jactance a remplacéla substance.

La question qui vous tourmente ?

Est-ce que je fais mal ?

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