Politique
Biden et Bardella : de la sénilité handicapante à l’arrogance juvénile
Jordan Bardella – Joe Biden. © Jeanne Accorsini/Sipa – © exclusiveaccess.net/Shutterstock/Sipa
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Jordan Bardella, 28 ans, et Joe Biden, 82 ans, incarnent chacun deux limites de l’exercice du pouvoir : l’arrogance de la jeunesse pour le premier, la vieillesse sénile pour le second. Pourquoi ces deux figures font-elles, chacune à leur manière, honte à une partie du peuple qu’elles souhaitent représenter ?
De prime abord, Biden et Bardella n’ont rien à voir. Le premier, représentant de l’extrême droite française, n’a jamais été président, tandis que le second, démocrate américain, a présidé les États-Unis pendant trois ans et demi à ce jour. Mais tous deux ont un point commun : ils nous ramènent aux limites du pouvoir, ou plus précisément de l’incarnation de ce pouvoir par les représentants politiques. Avec Bardella, l’électorat français a affaire à la jeunesse de celui qui se rêve futur Premier ministre avant même d’avoir passé la trentaine, et après avoir déserté le Parlement où il siégeait en tant que député européen, au point de se faire appeler « Jordan pas très là » par certains de ces collègues. Avec Biden, les Américains sont confrontés à l’extrême vieillesse – la vulnérabilité – d’un représentant usé. Le premier a 28 ans, le second en a 82.
Chacun à leur manière, ces deux hommes placent les démocraties américaine et française en état de choc. D’un côté, le choc de la sénescence, si ce n’est de la sénilité, et de l’autre, celui de l’arrogance juvénile portée par la fièvre du repli identitaire. Leur impact ne se limite pas à leur entourage politique mais agite l’ensemble du paysage politique des deux pays où ils officient.