Bios Afas. Fidèle parmi les fidèles

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Bios Afas. Fidèle parmi les fidèles

Bios Afas en 2015 © Leslie Moquin

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Cet article est issu du numéro 92 de Philosophie magazine « Pense-t-on mieux seul ou à plusieurs ? », en kiosque le 20 août 2015. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Kidnappé en 2007 par un groupe armé à Mossoul et désormais réfugié au Kurdistan irakien, ce prêtre syriaque catholique continue de résister par sa seule présence au fanatisme.

Le père Bios Afas n’est plus tout jeune. Dans ce salon vieillot en banlieue d’Erbil, dans le Kurdistan irakien, il se tient la tête basse. La discussion s’ouvre sur l’entrée de Daesh à Mossoul. Elle continue sur son départ de cette ville, puis de Qaraqosh à l’été 2014, laissant derrière lui, à chaque exil, un peu de sa vie. Mais il en a vu d’autres. Il est irakien, syriaque catholique, donc minoritaire parmi la minorité. Et il est de Mossoul, ville du nord de l’Irak qui a connu des heures si dures. Il sait résister sans affronter, composer sans se compromettre, affirmer et transmettre ses idées sans dogmatisme.

Depuis son ordination en 1962, il vit en communauté. Deux ans plus tard, il lance une revue qui a compté jusqu’à sept mille abonnés. « C’était l’unique revue chrétienne en Irak. Il y avait aussi des abonnés musulmans. Les sujets étaient plutôt religieux, mais assez ouverts. »

Dates clés

  • 1962 Ordonné prêtre à Mossoul 
  • 1964 Fonde la revue Al-Fikr al-Masihi (« la pensée chrétienne ») 
  • 1972 Étudie pendant deux ans à l’université de Louvain, en Belgique 
  • 1996 Ouvre le musée Mar Thomas à Mossoul 
  • 2007 Kidnappé par un groupe armé à Mossoul, puis relâché après paiement d’une rançon 
  • 2014 Le 17 juillet, quitte Mossoul après l’ultimatum aux chrétiens lancé par l’État islamique. Le 6 août, quitte Qaraqosh et se réfugie à Ankawa, en banlieue d’Erbil, dans le Kurdistan irakien
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