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Brève rencontre avec Jacques Schlanger

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Cet article est issu du numéro 10 de Philosophie magazine « 10 - juin 2007 », en kiosque le 31 mai 2007. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Professeur de philosophie à l’université hébraïque de Jérusalem, il est l’auteur notamment de Solitude du penseur de fond (1990) et d’Apologie de mon âme basse (2003). Dans son dernier essai Impossible sagesse, il interroge la recherche de la sagesse.

Vous prônez la « philosophie de chambre ». Est-ce une manière spécifique de philosopher ?

C’est une philosophie de l’intimité qui s’oppose à la grande philosophie, « symphonique ». La philosophie, pour moi, consiste à apprendre à bien vivre. C’est une discipline intérieure, privée. Chez la plupart des philosophes qui ne le disent pas, le « je » est pourtant là, alors autant l’accepter. J’ai moi-même commencé ma carrière en disant « on ». Lorsque je livre ma réflexion sur mon corps et mes envies, je fais de la philosophie de chambre. Je parle de moi d’une manière qui n’est pas égoïste, car, en parlant de moi, je parle de nous. Cette philosophie n’est pas autobiographique. Je ne suis pas un modèle mais un échantillon.

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