Les robots peuvent-ils vraiment être considérés comme nos esclaves ?
Catherine Simon. “Je parlerais plutôt d’une emprise mutuelle entre les hommes et les robots”
Cet article est réservé aux abonnés.
Cet article est issu du numéro 112 de Philosophie magazine « À quoi tient l’autorité ? », en kiosque le 24 août 2017. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
« Je suis convaincue que la robotique va bouleverser des pans entiers de notre existence. Mais justement, le risque est que les hommes s’assujettissent aux robots et non pas l’inverse. C’est la tendance lourde : remplacer, partout où c’est possible, l’homme par le robot et faire en sorte que l’homme se plie aux exigences de la machine. Dans une chaîne de montage, on dira à l’ouvrier : “Non, mais attends, si tu ne fais pas l’effort de te tordre en deux, la machine n’y arrivera pas.” Or ce n’est pas l’humain qui devrait se tordre pour la machine mais l’inverse. Dans la collaboration indifférenciée, on ne distingue plus vraiment l’homme de la machine.