Édito

Cette clarté qui vient après coup

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Cette clarté qui vient après coup

© Berberian pour PM

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Cet article est issu du numéro 66 de Philosophie magazine « 66 - février 2013 », en kiosque le 17 janvier 2013. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

À quoi comparer cela, sinon au décollage d’un avion ? Vous avez eu la chance d’obtenir une place à côté du hublot. L’appareil accélère sous la poussée des moteurs, les roues quittent enfin l’asphalte, vous éprouvez cette étrange mais très caractéristique sensation d’enfoncement dans le siège, signalant que vous commencez à prendre de l’altitude. Par le petit ovale de Plexiglas, vous apercevez d’abord quelques véhicules transportant des bagages, puis une tour de contrôle, puis l’aéroport, puis la zone pavillonnaire qui l’entoure. Par chance, la météo est claire, l’air limpide. Quelques minutes plus tard, vous pouvez contempler, posée sur la plaine, la toile d’araignée de la capitale tout entière, dans laquelle les monuments remarquables – tours noires, dômes de scarabée – sont collés comme des insectes pris au piège.

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