Tests et jeux

Charité mal ordonnée commence par soi-même

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Cet article est issu du numéro 89 de Philosophie magazine « Peut-on être heureux sans travailler ? », en kiosque le 23 avril 2015. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

« Ah ! je me sens vraiment bien, vous annonce votre ami. Hier, j’ai fait un chèque de 1 147 euros à une organisation caritative œuvrant à réduire l’extrême pauvreté dans le monde.

— Félicitations ! Je ne savais pas que tu te souciais du sort des pays les plus défavorisés. Mais pourquoi une somme aussi spécifique ?

— Oh ! je ne me soucie guère de leur sort… Simplement, être généreux me permet de me sentir bien, cela me renvoie une image positive de moi-même. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai décidé de donner cette somme précise : au début, je pensais verser 2 000 euros, mais je me suis rendu compte que je me sentirais tout aussi bien si je donnais 1 900, voire 1 800 euros… En descendant progressivement, j’ai réalisé que 1 147 euros était exactement la somme la plus basse que je pouvais donner tout en me sentant généreux – par contre, 1 146 euros m’aurait semblé un peu radin. »

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