Éducation / Réforme

Comment en finir avec la peur d’être noté?

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Comment en finir avec la peur d’être noté?

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Cet article est issu du numéro 82 de Philosophie magazine « 82 - septembre 2014 », en kiosque le 21 août 2014. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Ce jeudi 11 décembre 2014 débute la conférence nationale sur l’évaluation des élèves. Elle devra affronter une question: Comment briser les effets inhibants de cette évaluation sans tomber dans le laxisme ?

« Aujourd’hui, notre système d’évaluation souligne les lacunes et les échecs des élèves, ce qui peut être très décourageant pour certains », a affirmé dans un entretien au Parisien en juin dernier Benoît Hamon, qui veut lancer une « conférence nationale sur l’évaluation des élèves ». « La note est utile, a-t-il reconnu, mais quand elle paralyse, on doit lui substituer d’autres formes d’évaluation. » Si la volonté du ministre de l’Éducation nationale n’est pas sans fondement et si toutes les statistiques internationales semblent souligner que les élèves français ont tendance à être inhibés ou obsédés par la notation et le classement dès le primaire, cette réforme est difficile à mettre en œuvre. En effet, la gauche serait, selon ses détracteurs, largement à l’origine de la perte d’exigence et de la crise d’autorité dont souffrirait le système éducatif, en tant qu’héritière de l’« esprit 68 ». Remettre en cause la notation, n’est-ce pas faire un pas de plus vers le grand n’importe quoi ? On voit déjà comment la droite pourrait tirer parti d’une telle réforme. Le gouvernement prendrait ainsi un risque politique. Or, plutôt que de réveiller les vieux débats, ne serait-il pas possible, sans renoncer à la notation sous sa forme « classique » – chiffrée –, d’en limiter les effets secondaires négatifs ? Envisageons ici trois pistes.

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