Oh ! La belle vie

Conseil n° 17. N’abandonnons pas la connerie aux seuls automobilistes !

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Conseil n° 17. N’abandonnons pas la connerie aux seuls automobilistes !

illustration : Alain Pilon/Costume 3 Pièces pour PM.

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Cet article est issu du numéro 158 de Philosophie magazine, en kiosque le 19 mars 2022. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Jadis, le con voyageait dans sa voiture. Il utilisait la puissance de son moteur pour pallier son insuffisance, sa lâcheté, sa médiocrité. Le con était humilié par sa femme, ses enfants, son chef de service. Il était ratiboisé par son percepteur, ses commerçants, ses maîtresses. Il était rabaissé par son patron, son député, son confesseur. Il était déçu par son président de la République. C’était un brave con.

Ni plus ni moins.

Il n’avait jamais gagné au Loto, jamais trouvé le tiercé dans le bon ordre. C’était un pauvre con.

Son chien le regardait d’un air maussade, son chat refusait ses caresses. Le con était non seulement frustré, minable et automobiliste, mais, surtout, le con se sentait malheureux. C’était un triste con.

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