Au nom de l'humour

Le rire, un art de vivre ?

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Le rire, un art de vivre ?

© Premier Parallèle

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Quand un humoriste, Jos Houben, et un philosophe, Christophe Schaeffer, dialoguent, c’est pour parler du rire, bien sûr, de ce qui, en lui, résiste au concept, et qui nous tient en vie. De la philosophie, mais drôle, comme en témoigne leur récent essai Le Chien de Bergson. Dialogue autour de l’art et du rire (Premier Parallèle).

 

De quoi résulte et dépend le rire ? D’où vient-il ? Pourquoi nous divise-t-il, quand il peut tout autant nous rapprocher ? À ces questions éternelles, dont la vie sociale, médiatique et culturelle nous rappellent chaque jour combien elles n’ont pas de réponse univoque et combien elles hantent notre époque, les philosophes évitent d’apporter un éclairage en surplomb.

Ce qui aurait comme défaut potentiel de prétendre percer un mystère, par essence dépourvu de tout principe général. Le rire est tout sauf une pratique réflexive. Par son éruption et son étrangeté même, il excède toujours ce qu’on peut en dire ou en penser. Dans son essai Le Rire et les Rieurs (1925), l’écrivain suisse Henri Roorda écrivait que « quand on écoute les théoriciens du rire, on ne rit plus ». Voltaire, déjà, remarquait que « ceux qui cherchent des causes métaphysiques au rire ne sont pas gais ».

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