Uruguay

“Déclarer un droit à l’eau ne suffit pas, si l’on ne se demande pas comment il est concrètement garanti”

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Montevideo (Uruguay), le 31 mai 2023. Manifestation pour dénoncer la gestion de la pénurie des réserves d’eau potable

Montevideo (Uruguay), le 31 mai 2023. Manifestation pour dénoncer la gestion de la pénurie des réserves d’eau potable. © Eitan Abramamovich/AFP

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Depuis plusieurs mois, frappé par une sécheresse persistante, l’Uruguay connaît une crise d’accès à l’eau potable. Témoin direct de la situation, Carlos Santos, docteur en sciences sociales et membre de la Commission nationale de défense de l’eau et de la vie, revient sur les racines de cette situation.


 

Pouvez vous résumer la crise de l’eau en Uruguay ?

Carlos Santos : L’Uruguay fait face à une sécheresse historique, qui n’est pas sans rapport avec le dérèglement climatique global. Le déficit pluviométrique s’étend sur une vaste zone qui comprend des régions de l’Argentine et du Brésil. Dès octobre 2022, le pays a déclaré un état d’« urgence climatique » dans le secteur agricole. Il a été maintenu et étendu en décembre 2022, puis en janvier et avril 2023. Il est donc étonnant que les autorités responsables de l’approvisionnement en eau potable n’aient pris aucune réelle mesure préventive jusqu’à ce que la pénurie soit imminente. Les zones les plus touchées ont été celles qui dépendent du système métropolitain de Montevideo (la capitale du pays, dont la source est la rivière Santa Lucía), la côte du département de Canelones (dont la source est la Laguna del Cisne) et la ville de Minas.

 

Comment cette crise a-t-elle été gérée ?

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“Boire de l’eau de mer” : la crise de l’eau en Uruguay en cinq questions