Société
“Défaite anticipée” : avons-nous perdu d’avance, si une guerre survient en Europe ?
Le 20 novembre 2025. Le président de la fédération de Russie Vladimir Poutine s’exprime lors d’une visite dans l’un des postes de commandement du groupe ouest de l’armée russe, dans un lieu tenu secret. © Capture d’écran - Service de presse présidentiel russe via AP/Sipa
Il faut être « prêt à accepter de perdre ses enfants ». La formule du chef d’état-major des armées Fabien Mandon à propos du retour de la guerre a fait polémique. Elle réveille pourtant la grande leçon sur « l’esprit de défaite » que l’historien Marc Bloch et le philosophe Maurice Merleau-Ponty avaient retenue des années trente.