La notion
“Démarchandisation” : d'où vient ce concept mobilisé par le Parti socialiste ?
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Cet article est issu du numéro 201 de Philosophie magazine « Le sentiment océanique. Peut-on faire l'expérience de l’infini ? », en kiosque le 10 juillet 2026. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Boris Vallaud, député du Parti socialiste, tente d'imposer ce terme dans le débat public à l'occasion des présidentielles. Mais que recouvre-t-il ?
Le silence, le soin, l’air, la lumière, l’accès à la nature : pour le député du Parti socialiste Boris Vallaud, le « néolibéralisme » impose dans tous les domaines de l’existence une marchandisation forcée. Il est temps d’inverser la tendance, martèle l’élu, qui, tentant peut-être ainsi de se lancer dans l’aventure présidentielle, espère imposer le thème de la « démarchandisation » dans la campagne. Nos vies ne sont pas marchandises, professe le titre de son livre en forme de « manifeste » (Seuil, 2026). L’existence ne peut se réduire à une série de transactions. Il y a des choses qui ne doivent pas avoir de prix : de l’incommensurable, des formes de valeur non monétaire. L’argent est un étalon froid qui uniformise le réel et occulte souvent ce qui compte vraiment.