Là est la question

“Dois-je réaliser mes fantasmes ?” Charles Pépin répond à vos dilemmes

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“Dois-je réaliser mes fantasmes ?” Charles Pépin répond à vos dilemmes

© Alain Pilon/Costume 3 Pièces pour PM

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Cet article est issu du numéro 178 de Philosophie magazine « Comment cultiver la bonne humeur ? », en kiosque le 21 mars 2024. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.


LE DILEMME DE LOUISE
« Avec mon compagnon, nous nous demandons si nous devons passer le cap de la réalisation d’un fantasme sexuel : inviter une troisième personne au cœur de nos ébats. Nous ne manquons de rien et nous entendons merveilleusement, sur tous les plans. Alors pourquoi prendre un risque en tentant quelque chose qui pourrait mal se passer, nous décevoir, voire nous blesser ? Ce fantasme ne doit-il pas justement rester un fantasme, une chose à laquelle on se contente de penser, que l’on se contente d’imaginer, sans la vivre, sans passer à l’acte ? Mais n’est-ce pas manquer de courage que de raisonner ainsi ? Notre relation ne risque-t-elle pas, à terme, de manquer de piment si nous ne prenons jamais ce genre de risques, si nous n’assumons pas nos fantasmes jusqu’au bout ? »


LA RÉPONSE DE CHARLES PÉPIN

Voilà un beau dilemme, chère Louise, qui nous permet d’interroger la fonction du fantasme : doit-il rester dans l’imaginaire ou se risquer à devenir réel ? 

Vous évoquez un risque qui est, lui, bien réel : dans son livre Les vrais durs ne dansent pas, Norman Mailer raconte comment le principal protagoniste a été psychologiquement détruit après une soirée échangiste… Vous évoquez cette perspective de l’amour à trois avec votre compagnon, mais êtes-vous vraiment prêts ? Vous dites avoir tous les deux ce fantasme, mais est-ce vraiment « le même » ? Êtes-vous bien certains de savoir à quoi il renvoie précisément et à quoi il renvoie pour l’autre ? 

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