Questionnaire de Socrate
Dominique A. Le faux sage
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Cet article est issu du numéro 58 de Philosophie magazine « 58 - avril 2012 », en kiosque le 29 mars 2012. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Sans être damné, Dominique Ané (de son vrai nom) a longtemps œuvré à l’écart du grand public, attaché qu’il était à faire bouger les lignes entre chanson d’ici et rock de là-bas. Fin janvier, à l’occasion des vingt ans de son premier disque (La Fossette), la réédition de ses huit albums l’a consacré en nouveau King, Dom’. À 43 ans, fort d’une carrière mouvementée à remettre sans cesse l’ouvrage sur le métier et d’un « lyrisme minimal » qui a fait école et corps, il se dresse, lui, le néoclassique, en dauphin de Bashung. Le 25 mars, à la faveur d’un nouvel album (Vers les lueurs, pop et ouvert aux quatre vents), il aura même l’audace d’essayer de toucher le plus grand nombre.
Quel est votre démon ?
Bacchus.
Quel penseur vous accompagne ?
Tous marchent trop vite pour moi. Mais, petit, j’aimais Pinocchio, sa capacité d’adaptation et sa façon d’aller bille en tête au-devant des ennuis sans trop réfléchir. Et Robert Filliou, qui disait : « L’art est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art. »