États-Unis
Donald Trump et la petite mythologie du “McDo”
Le candidat républicain à la présidence Donald Trump, travaille derrière le comptoir lors d'une visite au restaurant McDonald's le 20 octobre 2024 à Feasterville-Trevose, en Pennsylvanie. © Doug Mills-Pool/Getty Images/AFP
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Donald Trump s’est mis en scène ce weekend en train de travailler dans un restaurant McDonald’s. Un coup de communication qui joue sur un symbole puissant des États-Unis. Explications avec l’essayiste Paul Ariès, auteur d’un ouvrage sur le géant du fast-food.
« La plus belle chose à Tokyo, c’est McDonald’s.
La plus belle chose à Stockholm, c’est McDonald’s.
La plus belle chose à Florence, c’est le McDonald’s.
Pékin et Moscou n’ont encore rien de beau.
L’Amérique est vraiment le Beau. »
— Andy Warhol, The Philosophy of Andy Warhol (1975)
Les images ont fait le tour des réseaux sociaux : l’espace de quelques heures, Donald Trump a enfilé un tablier pour travailler… dans un McDonald’s. À la friteuse ou au guichet, le candidat à la Maison-Blanche, grand amateur autoproclamé de burger, s’est mis en scène dimanche, à quelques semaines de l’élection. Une manière d’attaquer sa rivale Kamala Harris, dont Trump affirme qu’elle ment quand elle prétend avoir travaillé dans un « McDo » en 1983. Une manière, aussi, de s’attirer les faveurs de l’opinion publique. Géant du fast-food, « McDo » est un symbole auquel peuvent s’identifier des millions d’Américains : symbole de l’American way of life, symbole de réussite entrepreneuriale, symbole du capitalisme libidinal mondialisé dont les Etats-Unis sont le berceau.