Pop culture / Corée du Sud
Gangnam Style, un remède de cheval contre l’inégalité ?
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Cet article est issu du numéro 66 de Philosophie magazine « 66 - février 2013 », en kiosque le 17 janvier 2013. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Le clip du chanteur sud-coréen Psy est un phénomène planétaire. Décryptage d’un tube qui, de simple parodie des habitants d’un quartier chic de Séoul, est peut-être devenu un manifeste social.
Le clip a été vu plus d’un milliard de fois sur Internet depuis cet été. Cette chanson de K-pop (la pop coréenne) a été parodiée, dansée par des personnalités et des foules entières à travers le monde. D’où vient son succès ? Invoquer la montée en puissance de la Corée – ancienne et relative – ne suffit pas. Le morceau représente plutôt une thérapie contre un sentiment diffus de domination. Il vise à estomper l’angoisse générée par la disparité des conditions en période de crise et de mondialisation des césures sociales. Gangnam Style s’appuie sur sept principes, qui rythment une rémission.
1. Principe de périphérie. Le succès peut désormais venir de n’importe où, même d’un petit pays éloigné par rapport à l’occidentalocentrisme jusque-là dominant. Par charité pour ceux qui ne connaissent pas le coréen, la chanson comporte deux mots en anglais : « sexy lady ».