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Gaza : pourquoi la guerre accroît le développement technologique

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Gaza : pourquoi la guerre accroît le développement technologique

Des Palestiniens marchent à travers les destructions causées par une offensive aérienne et terrestre israélienne à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le lundi 8 avril 2024. © Fatima Shbair/AP/SIPA

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L’utilisation par l’armée israélienne du logiciel de ciblage Lavender, une IA qui cause de nombreuses « morts collatérales », fait polémique. Des révélations qui interrogent plus généralement sur les rapports entre guerre et technologie.


 

Lavender : un nom fleuri pour une arme de mort. Une enquête des médias israéliens +972 et Local Call [dont nous avions rencontré le directeur de la rédaction pour un entretien] a récemment dévoilé l’utilisation de cette intelligence artificielle pour identifier – avec une marge d’erreur estimée à 10% – les « cibles humaines » potentielles appartenant au Hamas. Avant le déclenchement de l’opération Iron Sword [nom de code de l’offensive israélienne contre le Hamas à la suite de l’attaque du 7 octobre 2023], cette expression désignait essentiellement les dirigeants du Hamas. Elle englobe désormais aussi les combattants et les militants de l’organisation terroriste. Pas moins de 37 000 cibles sont ainsi inscrites sur cette kill list, selon ces médias.

Algorithmes et chiens robots

L’algorithme de Lavender coexiste avec d’autres technologies de pointe. Rapidement après le début de l’opération israélienne, a été pointée du doigt l’utilisation de l’IA The Gospel, qui permet de déterminer les bâtiments à détruire. Le nombre considérable de victimes collatérales comme la déresponsabilisation introduite, dans l’ordre de mort, par la médiation technique, ont été largement dénoncés. Israël recourt en outre, comme le montre une enquête du New York Times, à des dispositifs de reconnaissance faciale pour surveiller la population gazaouie. « Le programme de reconnaissance faciale, géré par le renseignement militaire israélien, y compris l’unité de cyber-renseignement 8200, s’appuie sur la technologie de Corsight, une entreprise privée israélienne. Il utilise également Google Photos », précise l’enquête.

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