Généalogie du cosmopolitisme

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Cet article est issu du numéro 77 de Philosophie magazine « 77 - Mars 2014 », en kiosque le 20 février 2014. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Diogène (v. 410-v. 323 av. J.-C.)

 Quand on demande au scandaleux fondateur du cynisme antique d’où il vient, il répond : « Je suis citoyen du monde » . Manière de dire qu’il ne se sent lié par aucune loi et qu’il faut même transgresser toutes les valeurs établies (il se masturbe en public…). Le cosmopolitisme de Diogène témoigne de sa farouche volonté d’indépendance – il renvoie à l’affirmation morale de la liberté individuelle.

 

Marc Aurèle (121-180 ap. J.-C.)

Empereur de Rome de 161 à sa mort, il est également un philosophe stoïcien. Comme d’autres penseurs de ce courant, il établit une distinction essentielle : de naissance, chaque homme est le membre d’une cité ; mais de nature, en tant qu’il possède la raison, il appartient aussi à un ensemble beaucoup plus vaste qui transcende les différences culturelles : « le monde (kosmos) est comme une cité (polis) » (Pensées pour moi-même).

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