Gyroroue
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Cet article est issu du numéro 115 de Philosophie magazine « Pourquoi est-il si difficile de changer ? », en kiosque le 30 novembre 2017. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Ces monocycles électriques envahissent rues et trottoirs. Mais saviez-vous que ce sont probablement les mythes grecs antiques qui ont donné des ailes à ce nouveau moyen de transport urbain ?
Vous en avez vu filer sur le trottoir aussi vite que le vent, slalomer entre les piétons, sauter les bateaux, se jouer des pentes et même de petits escaliers. Ils vous ont frôlés ; vous avez eu peur. Ils ont freiné ; vous vous êtes demandé comment. Qu’est-ce que c’est ? Un piéton ? Oui, mais en un peu plus grand et qui glisse vingt centimètres au-dessus du sol. Il penche dans les virages tel un skieur ou un patineur sur une jambe. Un vélo, alors ? Oui, mais sans commandes, sans guidon, sans frein et qui aurait perdu une roue. Vous les avez observés ne sachant que penser, ces sportifs sans effort, l’air détaché, souvent un casque audio sur les oreilles comme s’ils avançaient par la grâce de leur musique. Vous avez hésité entre la colère (ils vous ont surpris) et l’enchantement. Il y a quelque chose de magique dans leur déplacement.