Fête de la musique
“Homo festivus”… et fière de l’être !
Paris, 21 juin 2017. À l’occasion de la Fête de la musique, un orchestre joue devant la Comédie française. © Ludovic Marin/AFP
La Fête de la musique a lieu ce soir, jour inaugural de l’été. Très appréciée d’une partie des Français, cette manifestation culturelle inventée par la puissance publique ne fait pas l’unanimité. Nombreuses sont les personnes qui trouvent malaisant de déambuler dans les rues d’une ville à la recherche d’une prestation pas trop assommante. D’autres, plus virulentes, portent un jugement davantage moral sur la Fête de la musique, qui serait le signe d’une décadence propre à la postmodernité.
Ce rejet des fêtes publiques a été théorisé par Philippe Muray. À travers sa figure de l’« Homo festivus », il critique vertement ces manifestations artificielles de joie de vivre, symboles selon lui d’une société sortie de l’histoire, obnubilée par la bienveillance et incapable de se confronter au Mal. Mais Philippe Muray a-t-il vraiment raison de s’énerver ainsi contre un événement qui, malgré tout, séduit des millions de gens ? Dans cette tribune, notre journaliste Ariane Nicolas prend la défense de la Fête de la musique et revendique fièrement être une Homo festivus.