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Il était une “mauvaise foi” le télétravail. La chronique d’Anne-Sophie Moreau

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Il était une “mauvaise foi” le télétravail. La chronique d’Anne-Sophie Moreau

© Piranka/iStockphoto

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Cet article est issu du numéro 186 de Philosophie magazine « Qu'est-ce qu’un rapport sain à l’argent ? », en kiosque le 16 janvier 2025. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Amazon siffle la fin de la récré ! Le géant du numérique a sommé 300 000 de ses télétravailleurs de revenir au bureau. Et si, pour survivre à ce retour à l’open-space, ils adoptaient une stratégie sartrienne ?

 

Aaaah, le télétravail ! Fredonner Dalida en rédigeant ses mails, mitonner un risotto pendant une réunion, faire l’amour entre deux calls… Qui dit travail à distance, dit petites entorses à la discipline du salarié modèle. Sont-ce ces microrébellions qui ont conduit Amazon à faire revenir ses 300 000 employés de bureau en « présentiel » dès le 1er janvier ? Ou la perte de productivité globale associée au télétravail, qui serait de 10 % à 20 % d’après une étude de l’université Stanford ?

Dans les faits, ce sont plutôt les difficultés à communiquer et la perte de créativité collective qui provoquent cette baisse de productivité – davantage qu’une prétendue paresse du télétravailleur. Toujours est-il qu’un certain nombre d’employeurs semblent vouloir siffler la fin de la récré. De plus en plus d’entreprises imposent un minimum de jours de présence « sur site », voire envisagent d’interdire tout bonnement le travail à distance.

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