Argentine / politique

Javier Milei, ou l’inquiétante ascension du libertarisme d’extrême droite

Temps de lecture : 2 min

Buenos Aires (Argentine), le 22 septembre 2023. Le candidat à la présidence argentine Javier Milei lors d’un rassemblement de campagne avant les élections générales d’octobre

Buenos Aires (Argentine), le 22 septembre 2023. Le candidat à la présidence argentine Javier Milei lors d’un rassemblement de campagne avant les élections générales d’octobre. © Matias Baglietto/NurPhoto/AFP

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article est issu du numéro 174 de Philosophie magazine « La vie a-t-elle un sens ? », en kiosque le 26 octobre 2023. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

La campagne de l’élection présidentielle argentine du 22 octobre a été marquée par la montée en puissance de Javier Milei. Comment expliquer le succès de cet excentrique, à la fois libertarien et ultra-conservateur ?

 

Normalement, ces deux courants de pensée n’auraient pas dû se rencontrer. Le libertarisme revendique État minimal, baisse drastique des impôts et liberté. L’extrême droite prône le conservatisme et l’autoritarisme. Pourtant, il existe un courant de pensée qui synthétise ces deux aspirations, le « paléolibertarianisme », fondé par le philosophe américain Murray Rothbard. Dans la lignée du libertarisme classique, Rothbard considère que l’État viole les droits des individus. Mais, ironique vis-à-vis des luttes pour les droits civiques ou du féminisme, il critique la manière dont l’État providence favorise les communautés, là où il conçoit la société comme une pure compétition. Ces idées ont trouvé une traduction dans l’essor du Tea Party, puis du trumpisme.

Cet article est réservé aux abonnés