Cinéma
“Kaamelott II, 1re partie” : le roi Arthur est-il en train de devenir anarchiste ?
Alexandre Astier et Anne Girourard, dans les roles d'Arthur Pendragon, roi hostile au pouvoir, et de la reine Guenièvre. ©Achille de San Nicolas/ SND films
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Actuellement au cinéma, la première partie du deuxième volet de la saga Kaamelott, réalisée par Alexandre Astier, raconte l’histoire d’un roi hostile au pouvoir. La monarchie de la saga arthurienne est-elle en train de devenir… une anarchie ? Analyse avec Platon et Gilles Deleuze.
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Le roi Arthur (Alexandre Astier) passe ses journées en pyjama gris. Ses cheveux longs, un peu sales, dépassent de son bonnet de nuit. Le roi est triste, le roi se traîne dans son château : il n’a plus envie de rien. Sa femme, la reine Guenièvre (Anne Girouard), et ses beaux-parents (Lionnel Astier et Joëlle Sevilla) s’échinent en vain à essayer de lui redonner l’envie de se lever le matin. C’est dans cette ambiance un brin sinistre que débute le deuxième long-métrage inspiré de la série Kaamelott, sorti le mercredi 22 octobre au cinéma.
Rembobinons. Le royaume de Bretagne sort d’une période de dix ans de tyrannie, durant laquelle le glacial Lancelot du Lac (Thomas Cousseau), traître et tyran, a gouverné le pays avec égoïsme et cruauté. Pendant tout ce temps, l’ancien souverain Arthur Pendragon était esclave. L’entourage qui lui est resté fidèle le libère, puis le supplie de reprendre les rênes du pouvoir. Problème : il n’en a plus envie.